Cher Charlie
Mercredi en fin de matinée ils t’ont tiré dessus
Ils ont cru te tuer mais tu es devenu éternel.
Universel même, le monde entier te pleure et scande #JeSuisCharlie dans tous les langues.
« dieu est grand » si il existe je pense qu’il devrait être cool . Pour eux « dieu » est grand et quoi nous autre on pue l’essence, on est des tous petits ?
Le comble aujourd’hui les deux allumés ont eu la prétention de descendre tout plein de gars du GIGN et ils se sont faits descendre dans une imprimerie !
Pour des gens qui n’aiment pas l’écriture, le dessin et le papier !
Les petits trecking en Afghanistan, en Irak, en Syrie ou au Yémen ça n’a jamais protégé contre les balles, ni même la volonté. Mais nous avons la volonté de tous continuer à rire pour vous emmerder !
Alors Daech vous êtes bien dans la dèche car on va tous descendre dans la rue dimanche, tous ensemble, juif , chrétien , athée , musulman ,oui les vrais les pas comme vous , ceux avec qui on peut rire, avec ceux qui ne veulent pas nous tuer pour un dessin .
Une kalach contre un crayon ça va, vous vous battez de façon modeste et loyale je trouve.
Vous aimez bien aussi tuer les policiers… C’est pas parce qu’ils mettent des PV aux gens qu’on doit les tuer aussi, avec vous les Daech et les Al Quaida mais on ne pourrait rien faire si on vous écoutait … Bah c’est bête on ne vous écoutera pas ! On ne vous écoutera jamais !
Vive la liberté d’expression !
#JeSuisCharlie
lundi 12 janvier 2015
mardi 28 octobre 2014
Roulette Russe - Alors Elia tu y vas ou t'y vas pas ?
Alors Elia tu y vas ou t’y vas pas ?
Demain c’est
une sorte de pré jour J.
Demain c’est à
moi de donner le TOP Départ.
Le top départ
de cette chose là
Un iPod® , en quelque sorte. Mis tout seul ça ne ressemble pas à
grand-chose …
Et là c’est mieux ? C’est plus explicite en tout cas.
La première fois, la toute première fois (non pas de Jeanne mas
dans vos têtes, svp merci) j’ai dû faire à peu près cette tête là quand on m’en
a parlé
Mais avec le temps et l’efficacité flagrante de la RTMS… (Repetitive
Transcranial Magnetic Stimulation) Promis je vous ferai un petit topo plus tard
là-dessus.
… je suis « obligée » de dire oui pour ne pas me flinguer
sous la douleur , pour ne pas flinguer ma santé , (+16 kg , sympa pour mes
articulations) , quand je monte une côte je les sens les kilos , mon foie va se
faire occire sous les médocs. Je ne peux pas rester à 28 piges comme ça, j’ai
le droit de vivre un peu quand même ?!
Ce n’est pas parce qu’il y en a un qui a l’impression que sa blouse
blanche est une armure de chevalier sans peur ni reproche qu’il n’est pas
fautif. Merci c’est grâce à lui qu’il faut que je passe par là.
Ce qui m’a convaincue c’est d’avoir lu sur les réseaux sociaux, des
témoignages de filles, sur des groupes anglophones, car en France ou dans les
pays francophones je n’ai trouvé personne qui a des douleurs neuropathiques sur
la face ou une hémiface…
Elles ont eu mal , mais leur vie à changé du tout au tout , une
américaine vient de le faire là , il y a quelques semaines , elle se sent mieux
, bien sûr l’installation dans les chairs de son meilleur ami pour la vie fait
mal mais la douleur sur le visage est partie !!!
Visite psy obligatoire passée c’est bon hormis que
« madame » trouve que je suis un peu trop flippée pour y aller
« si tout le monde était comme vous les hôpitaux seraient
vides ! »
Plein d’amies, d’amis, de tous bords, de tous genres, m’ont dit
« vas y fonce !!!! »
Je sais juste que je ne veux plus de cette vie là, et que j’en peux
plus, bon la méthode semble hors normes, radicale, barbare, inimaginable …
Tout ça pour des dents de sagesse, du moins pour une , ça fait bien
****
Mais pas trop le choix hein ?
Quand il faut y aller, il faut y aller ! GO GO GO GO GO!
On me demanderait ça ou de sauter à l’élastique ? Euh comment dire ?!
Jette-toi dans le vide et laisse-toi porter par le vent …
mercredi 30 avril 2014
GIRLS DON'T CRY
La « Pétassette » du Bon Coin
#GirlsDontCry
Les filles ça ne pleure pas
mais déjà qu’on grimace sévèrement de reluquer sa silhouette arrondie qui autrefois
autrement plus svelte, nous permettait d’arborer des vêtements vraiment plus
élégants et vraiment moins chers.
Plus t’es grosse, plus tu
paies.
Plus t’es grande, plus tu
paies.
Pour résumer plus t’es… plus
tu paies !
De se dire qu’on ne remettra
jamais ses vêtements à moins qu’un régime hyper draconien et restrictif nous
pousse dans nos retranchements. La douleur et la fatigue des douleurs
neuropathiques ne permettront pas à ce corps ce supplice de s’accommoder de nos
caprices vestimentaires et d’esthétiques.
Mais dans l’absolu en ces temps
de marasmes socio-économiques, c’est cet argent qui dort : car on ne porte
plus ces vêtements et on a investi dedans donc autant que cela profite à un
autre corps de nymphette qui n’est plus le nôtre.
Direction donc le site de
tout le monde, le site Le Bon Coin !
Prise de photos, prise de
tête, bref on arrive à éditer une annonce alléchante…
Première personne « Ah oui,
je veux ça, ça, ça, mais vous habitez trop loin » = 30 bornes ! Attends
rigolard tu ne veux pas que je te paye ton essence ?! »
Deuxième personne, là, ça à
l’air plus sérieux. La fille hyper motivée, elle veut cinq articles voire même
des shoes (bien que je n’ai pas mis dans l’annonce), « vous pouvez aller à
la poste pour connaître les frais de port ? »
Yes, je fonce à la poste
pour connaître le coût de cet affranchissement »
La fille : « oui,
je veux bien… c’est quoi votre adresse ? »
Je lui envoie mon adresse
postale par email (courriel pour nos ami-e-s du Québec)
Le lendemain, la nana « Ah
bah non, j’ai trouvé quelque chose d’autre … excusez moi de vous avoir fait
perdre votre temps »
Tu ne voudrais pas que je te
félicite ou t’envoies un bouquet de fleurs pour avoir eu l (‘in) délicatesse de
te désister !
Politesse élémentaire
Non pas pétasse que tu es,
non ce n’est pas joli et ça ne te correspond pas mais « Pétassette ! »
car tu es du concentré de connerie et de pois chiche au cerveau.
Époque du zapping où on change,
très, (et trop ?) vite d’avis et d’opinions, où l’on change très vite et
trop vite de tout !
Moralité : je
vais me précipiter en dépôt vente car j’aurai l’assurance de quelque chose de
physique.
Le physique c’est du
concret, du réel, au moins c’est de l’instantané béton, de l’immédiat qui
tient.
Même si mon physique n’est plus,
ça fait partie de la réalité
jeudi 3 avril 2014
ROULETTE RUSSE
20.04.13
Je voue une haine viscérale à ce chirurgien,
j’aimerais faire plein de trucs.
Je hais de ne rien faire.
Se sentir plus faible.
Avoir
envie de dormir tout le temps...
22.05.13
Ce soir je culpabilise.
J’ai découvert quelque chose de très
culpabilisant.
Enfin culpabilisant ne serait pas le bon mot.
Obsédant.
À 17 ans
j’aurais dû faire extraire mes dents de sagesse.
Plus particulièrement la 48.
La 48 ma meilleure copine.
Un dentiste
à la retraite sur le web m’a dit que ça ne sevrait à rien de savoir ce qu’il
aurait fallu faire ;
c’est de savoir ce qu’il faut faire maintenant…
Ouais
Ok. Il faudrait faire une anesthésie tronculaire à l’épine de Spyx.
Hum génial pour voir ce que ça fait.
Si on
s’approche de ma tronche.
Je mors.
Plus personne ne me touchera impunément.
La « bonne » nouvelle- dont je me doutais
déjà-puisque je vous en ai parlé il y’a de ça quelques pages.
Les ORL n’ont pas le droit d’extraire des dents de sagesse,
seuls les stomatologues ont la compétence pour.
Là où c’est vraiment affligeant
c’est que légalement ils le peuvent.
Le comble du comble.
On dirait une blague
d’un goût douteux.
Ici c’est vraiment le désert médical car il y a très peu de
gens compétents et humains par ici ;
et c’est à la fois une jungle :
les prédateurs y sont très nombreux surtout qu’ils sont la plupart incompétents
et âpres au gain cette bande de bougres.
Si on devait faire un bêtisier de la médecine ça serait bien
ici…
Mon neveu qui a presque 6 ans a été voir mon orthodontiste.
Classe dentaire II.
Surplomb incisif si rien n’est fait ça ne va pas être la
joie pour lui. Si son occlusion n’est pas à la liesse,
il y a un autre trouble
fête : les bonbons (donnés par son père) mais sa bouche de dents
provisoires est remplie de caries.
Qu’est ce qu’elle nous parle de son neveu
celle là ?
Quel est le rapport avec la choucroute me diriez-vous ?
A
priori aucun.
Mais justement si.
Il y a un rapport.
Son dentiste fût à une
époque mon connard de dentiste qui m’a fait ma putain de gouttière de torture.
Et donc ? Donc ce brave con a dit à sa mère- ma sœur- que mon neveu adoré
n’avait pas besoin d’orthodontie mais d’une gouttière contre le bruxisme !
Avons-nous inventé une gouttière contre votre connerie et
surtout votre manque de discernement cruel ?
Dentiste de papier-pâte.
Docteur d’opérette.
Médecins fantoches.
Douleurs pas fantômes !
Mercredi 12 juin 2013 :
D’aussi loin que je me souvienne aimer a toujours été
l’exercice le plus périlleux à accomplir.
On aime et il n’y a pas de retour.
Et
réciproquement.
Il y a différentes sortes
d’amour.
De l’amour avec différents dosages.
Prescrire l’amour est à proscrire.
Aimer ne peut pas dissoudre tous nos maux,
toutes les douleurs.
L’amour est une
question de goûts invariables ou temporaires.
Puis il en résulte un certain
dégoût.
j’ai aimé quelqu’un jusqu’à l’écœurement.
Aimer jusqu’à la déception.
Lundi
24 juin trop tard ou Mardi 25 juin trop tôt :
On se rêve tous (du
moins la plupart d’entre nous) et ce secrètement être un héros de fiction des
temps modernes.
Musique idéalement
construite digne d’une Bande Originale, le soleil se lève sur votre monture
(votre auto), plan cadré sur vous montrant à l’intérieur comme pour accomplir
une nouvelle mission (journée) –bien remplie- vous roulez pour remplir votre
devoir.
Les mélodies s’enchaînent et s’additionnent aux images.
Ces mélodies
laissent entendre que cette journée sera une journée sans fin. Dans cette série
nord américaine,
le héros va démarrer la troisième saison, nous sommes à
l’épisode S02E24.
Il va forcément se passer quelque chose de grave,
qui va
changer notre héros. Le scénario sera tout autre.
Tout le monde est à un
tournant de son histoire. Et je n’ai pas entendu les mélodies,
je n’ai pas fait
attention.
J’ai foncé.
Le prix aujourd‘hui est encore à payer.
Vendredi 05 juillet
2013 :
Les nouvelles
bachelières et nouveaux bacheliers ont su ce matin s’ils étaient admis.
Le
passeport pour le futur.
Un futur choisi et immédiat, dans les études
supérieures ou pas.
Il y a 7 ans je validais
mon visa pour la boucherie programmée.
Suis-je maudite ?
Suis-je
prédisposée à faire de mauvais choix ?
« Si ta vie est
c’est de la merde ? Assume là ! »
Serait un ironique
slogan.
Dans la série « M
la maudite », le mois dernier j’ai
reçu une lettre cachetée de Paris République ou Paris Nord.
Bref.
Paris tout
court puisque ma boite aux lettres est très peu fréquentée.
Une lettre de
Paris.
Aie. Aie. Aie.
Ça vient de l’hôpital.
Un papier bleu.
C’est à propos
d’un rdv prévu le 22.06 qui est annulé et déplacé au 25.07. Trois semaines
avant.
Plus de jambes,
plus de
tête.
Atterrée de la situation, je me sens devenir un être humain à la
consistance de guimauve et de plomb.
Lourde et molle. Mal.
Il me faut alors encore
attendre.
Attendre.
Toujours…A-T-T-E-N-D-R-E.
Attendre que vienne mon tour,
P-A-T-I-E-N-C-E !
On devrait me décerner
un Master de Patience et d’Attente !
En toute modestie bien sûr !
Passer à côté de plein
de choses que la nature humaine trouve merveilleuse : des études
intéressantes,
une belle histoire d’amour,
voyager,
être passionné(e),
un bébé
pourquoi pas,
s’amuser,
rire avec ses amis.
J’y ai eu le temps d’y
songer pendant 3 journées où la douleur m’a fichu la paix.
(Bien qu’il y avait
un train complet de fatigue derrière moi)
3 jours où j’ai espéré que le miracle
vienne,
doux comme un rayon de soleil balayé par une petite brise douce.
Mardi 03 septembre
2013 :
Les diplômes etl’argent
ne sont que des bouts de papiers sur lesquels on inscrit une valeur ;
mais
quelle place ont-ils gravés dans nos cœurs ?
L’argent et le pouvoir
qu’il induit me paraît indécent.
J’achète mieux ;
j’achète plus ;
j’achète de l’immatériel et du matériel pour pur matérialiste.
Avec toutes les
petitesses et les étroitesses d’esprit de certains humains je sais que je ne
peux pas vivre avec eux.
Ni les côtoyer pour travailler.
Les animaux,
la nature,
les grands espaces là où je peux respirer et me sentir bien.
Les bureaux bourreaux,
les rayons,
les chiffres, les cartons, la performance, le commerce sont un
monde qui stresse et oppresse.
Comme un chat qui vit dehors,
qui s’appelle Halbi,
il est calme et silencieux .
Un philosophe.
Et cette
contemplation m’apaise.
19.09.2013
2 esprits dans 1 corps.
Je me suis dédoublée en 2 faces d une
pièce qui oscille sans cesse sur elle-même.
Le bien.
Le mal.
je porterai le monde à bouts de
bras...
Je me laisserai engouffrer par le vide
froid et malheureux...
Si on pouvait choisir sa vie on la
choisirait belle, claire lumineuse comme si le bonheur était une maison témoin
!
Peut-on toujours choisir de ne pas
détester sa vie?
Faites entrer l accusé (le retour?)
Vous souffrez et vous êtes jeune alors
là vous avez tort !
Seuls les plus âgés et les plus
malades ont le droit de morfler !
T es jeune t as pas mal cesse donc de
te plaindre !
Mais d où vient cette propension à
dire que la souffrance est normale?
Mentalité à la noix... Si des gens
lambdas te laisse agoniser avec une indifférence et une joie mêlées pas étonnant
que des médecins vous disent rien ou que c’est vrai dans votre tête le
psychosomatique qui rendrait capable d être psychopathe!
Après veni vedit vincit
Traduction
C est je suis venue, j ai vu ... J ai reçu
!
21.09.13
Ma tête est déjà ailleurs... Je suis
partie je ne me reconnais plus...
Ä qui sont ces jambes énormes rectilignes
comme des poteaux électriques, qu’est ce que c est ces saucisses que j ai sur
les côtes et tout ce gras qui s est installé insidieusement ???
Dimanche 22 septembre
2013
Les flammes ont hurlé
comme le diable,
en rentrant du bois dans le fourneau. Le vent soufflait pour
faire danser les arbres dans une décadence jusqu’à la rupture d’équilibre.
Quelles branches
allaient craquer ? (et dans ma tête c’est la même valse) Lesquelles allaient
surmonter l’épreuve de l’air tout sauf paisible ?
Le ciel se déchirait
sans éclair,
sans orage.
Le carnage, la désolation du lendemain matin s’est
faite dans la nuit la plus noire.
Tout comme le noir de l’anesthésie générale …
Mardi 1er
octobre 2013 :
Il reste 91 jours avant
que l’année se finisse .
Encore peut être 91 jours avant que je ne blêmisse sous
la douleur.
Et la torpeur qui l’accompagne reste comme une vieille connaissance
que je n’ai jamais appréciée et qui s’incruste de peur de la solitude.
Bon nombre de gens que
je connais de façon,
plus ou moins intime, que ce soit des connaissances,
des
amis,
des anciens camarades,
des anciens collègues,
très peu prennent des
nouvelles.
Avec
tous ces « anciens » ça fait antiquaire ou musée.
Comme si le malheur
allait les contaminer à leur tour.
La maladie bien que non mortelle et non
contagieuse vous confine dans une espèce de ghetto ;
ce qui n’est pas du
gâteau,
ni une vie de château,
une tour d’ivoire qui n’a de fastueux que le
froid et le vide ad hoc.
La froid sidéral de
cette ancienne ferme où je vis procure des transitions thermiques sur ma joue
qui sont insupportables, lorsque je passe d’une pièce à une autre.
Et idem pour tout
changement de lieu,
intérieur-extérieur,
extérieur-intérieur,
cela me le fait
partout :
entrer-sortir de la voiture UNE CLAQUE !,
entrer-sortir
d’un magasin UNE CLAQUE ! ,
passer près du rayon frais UNE CLAQUE !,
passer près du rayon surgelés UNE CLAQUE !
Cette saloperie de
douleur casserait en mille morceaux même la personne la plus invulnérable, la
plus résistante à la douleur sur cette Terre.
ROULETTE RUSSE
01.01.2013
B, feux d’artifices et son et lumière.
Magnifique, tellement
éblouie par la beauté d’un truc si enfantin, si magique.
Être émerveillée par
les lumières et les couleurs
–malgré l’air glacial que l’oubliait comme s’il
faisait lui aussi le spectacle et cristallisant le souvenir-
ce n’est pas être
restée une enfant,
c’est avoir gardé suffisamment d’espoir pour trouver les
choses belles et ne pas tomber dans un sinistre cynisme.
Garder l’espoir, un espoir c’est ne pas mettre fin à ses jours
tout de suite, pour rien.
C’est de ne pas donner raison à une bande de connards
qui me rêveraient sans doute morte et enterrée ;
de surcroît prouver
surtout mon amour à mes proches et honorer mes promesses.
29.01.2013
Quand on a mal, on redevient un enfant.
On veut redevenir un
bébé pour ne plus jamais pleurer.
La douleur anéantit tout sur son passage,
on redevient un enfant
en espérant que la mauvaise fée va s’en aller et laisser la place à la bonne
fée.
Un combat de fées.
Pour que le cauchemar redevienne un conte de fées.
03.02.13
Une
demie semaine après ma visite à Paris
–j’ai donc tenu mon paris-
le fameux
hôpital où j’ai lu plusieurs articles sur le service de la douleur d’un grand
professeur que j’ai pu apercevoir dans la salle d’attente.
D’après ma lettre de
convocation je savais que j’allais être reçue par un(e) interne … avec toutes
les appréhensions que vous collent vos proches.
"Un interne n’y connaît rien."
On
est reçu dans ce prestigieux service, il y a un chef de service avec une
politique et une ligne de conduite données ;
ma seule crainte était qu’il
n’y ait pas d’autre solution que de m’ouvrir la tête ou pas de solution du
tout.
J’étais
accompagnée par mon père,
ce grand machin qui se tient tout bossu pour son âge.
Diabétique et pathétique de son état.
Homme d’investigation policière militaire
avec un ego tout aussi démesuré que sa double personnalité dont l’angoisse
d’être abattu lâchement par un criminel sans vergogne est l’un des principaux
traits.
L’entretien
clinique avec l’interne se passait bien jusqu’à ce que l’autre tête à claques à
chapeau commence son petit numéro dans une longue tirade dont l’objet portait
sur ma retraite et le fait que je n’ai jamais travaillé ;
je n’ai pas eu
de fiche de paie en stage mais j’ai bien cravaché je peux le jurer.
« Elle n’a
jamais travaillé de sa vie, 4,5, je sais plus 7 ans qu’elle est comme cela, ça
commence par bien faire, hein que j’ai raison ! ».
Dernière
proposition lancée dans ma direction sur son ton le plus agaçant.
« Je
t’avais dit que je ne te laisserai jamais tomber » ben voyons ça fait depuis
2006 que Maman me ramasse en miettes mais je t’en prie mon ami,
joues ton rôle de
père parfait protégeant bec et ongles sa progéniture contre les méchants et
tout particulièrement le grand méchant ORL qui m’a expédié dans cet enfer,
dont
je ne reviendrai probablement jamais.
Une fois que le nerf est touché c’est
fini.
Pendant ce temps je pleurais tout
ce que je savais face à autant de méchanceté gratuite avec un grave fond
mensonger,
je pleurais tout en priant ma mère que ce torrent de connerie
humaine cesse,
j’aurai voulu mourir à cet instant précis,
non pas parce que je
pleurais devant cette adorable interne,
c’est l’humiliation dont j’ai été
l’objet par ces propos diffamants et reléguant mon bien être,
mes douleurs
à une priorité bien inférieure à l’intérêt
pécuniaire de l’affaire.
Genre il faut la remettre au travail et vite,
peut
importe le prix,
quoiqu’il en coûte de sa chaire et de son sang,
de ses larmes
et de sa sueur,
elle va travailler car c’est socialement inacceptable !!!
Est-il
–socialement- humainement -!- acceptable de prétendre avoir cru depuis le
premier jour où ce mal est apparu devant un médecin ?
Est-il acceptable de
vouloir flatter son ego devant cette jeune femme « je lui ai offert son
cadeau de noël avec un mois de retard un appareil photo ».
Est-il bien
acceptable d’étaler sa putain de vie sans intérêt ni lien avec des douleurs
neuropathiques lorsque l’interne me demandait si j’arrivais à bien
dormir et ce à quoi j’ai répondu : « mes parents travaillent tôt
parfois je les entends ça peut parfois me réveiller d’un coup mais je me
rendors assez facilement »
Tête à claques professionnelle de
rajouter : « ses parents : son beau-père et sa mère car sa mère
et moi nous sommes divorcés »
JE,
MOI … c’est bon tu t’es bien regonflé l’ego à toc de ta double personnalité…
d’abord qui es-tu réellement ?
Qui ai-je en face de moi à chaque
instant ?
Certains
naissent de père inconnu mais avoir un père à multiples visages c’est un défi permanent
car je ne sais pas sur lequel je vais tomber.
13.02.13
Détester
sa vie à en arriver à se détester soi-même.
Car
on a échoué !
Car
on n’a jamais « travaillé » de sa vie,
le mot fiche de paie serait
plus correct mais bon,
quand certains arrivent à mettre de côté et avoir un
appart dont ils sont propriétaires ça laisse songeur.
Avoir
un dégoût du vide,
de ce trop plein de vide.
Être un zombie zonant de part et
d’autre de la toile pour trouver la solution qui lui conviendra le mieux,
je ne
suis pas responsable de ce qui m’est arrivé mais je le suis de ce que je vais
devenir en prenant les bonnes décisions.
Je n’ai plus le droit à l’erreur.
Mais
à qui faire confiance ?
Méfiance !
Confiance ?
Defiance !
27.02.13
Vivre ou mourir ?
Mourir dans sa tête puis renaître ?
Il
y a des jours où je renais facilement,
d’autres où je suis tellement bas dans mon
esprit que je crois mourir avant la fin de la journée car je me sens si mal ,
si tendue,
si oppressée,
par tout ce vide.
Comment faire que sa vie ne soit pas
juste un simple et immense gâchis ?
Il
y a eu des extraits à télé d’une extraction de dents de sagesse sous AG,
effectivement l’intubation se fait par le nez… et celle-ci a été réalisée par
un chirurgien maxillo et par un fichu ORL !
je ne dis pas que tous les
médecins sont tous pourris mais certains le sont jusqu’à la moelle et jusque
dans leur moindre cellule de leur petite personne quand ils savent pertinemment
que vos douleurs ne sont absolument pas fictives,
mais ils feignent ne pas
avoir vu,
et que vous les avez vu.
Capté leur mensonge flagrant.
La négligence
relayée par le déni de la réalité.
Je demandais juste qu’on rattrape les
« boulettes » qui ont été faites.
Ni plus ni moins.
Que l’on me croit
sans douter de ma crédibilité.
Que l’on appose pas l’étiquette
« anxiété,stress et dépression » ,
aussi facilement que l’on balance
son linge dans le tambour de la machine à laver,
en espérant que les rapides
rotations de celles-ci lors de l’essorage relèguent les douleurs au rang de
sale mensonge,
de sale fiction,
et qu’on jette mon cas aux oubliettes !
« Anxiété,
stress et dépression » le cocktail de tous les maux.
De tous les tords.
Le
déficit de lumière solaire n’aide en rien à l’affaire.
L’humeur et les douleurs
vont et viennent comme les vagues déposant et reprenant sur le sable les restes
de ce que je suis devenue.
L’humeur et les douleurs sont de vilaines montagnes
russes qui vous donne le vertige en votre âme et qui vous chanteraient en
boucle et de plus en plus fort les sirènes du suicide.
Comment
ne pas détester cette vie et cette personne qui a sonné le glas ?
La fin de
la récré avait sonné alors que je n’ai jamais entendu sonner le début…
La vie
est si déroutante.
24.03.13
On
prend un coup,
puis deux,
puis trois,…
ce sont des bleus à l’âme … ils
meurtrissent jusqu’au plus profond de vous-même…
Qu’il est impossible, ou
plutôt invraisemblable que vos semblables soit aussi méchants que cela !
Ces
imbéciles là ne connaissent pas la douleur,
ils ne connaissent que les préjugés
jamais ils ne seront en quête de vérité.
Toujours là à soutenir le puissant (le
médecin) plutôt que sa victime.
Heureusement
qu’il existe quelques êtres rares et censés car là il y aurait de quoi se faire
du soucis et de déprimer pour de bon,
jusqu’à rester dépressif à vie.
Demain
j’ai rendez-vous chez une psychiatre pour établir si les problèmes induits par
cet accident maudit sont d’ordre psychologiques ou psychiatriques.
Pffffff,
le truc c’est que le contraire serait inquiétant.
Peut-on être sereine dans cet
état ?
Hum,
je ne pense pas.
Je ne pense plus.
Je m’exécute mais je n’en
pense pas moins.
Les
psys sont des drôles de gens tout ce que vous dîtes est soumis à
interprétation,
cela fait peur car on a envie d’y aller une fois et salut,
c’est fini !
On ne va pas se taper un abonnement chez le psy !
D’autant
plus de raison d’y aller car j’ai peur que j’aille plus mal que je ne le suis.
Oui
bien sûr je me sens mieux qu’avant car je suis moins droguée.
Le Rivotril a été
arrêté
– et bien heureusement –
car j’ai retrouvé mes esprits,
mon équilibre,
et mon foie dit « merci » il commençait à sortir le drapeau
blanc pour demander la paix !
Les
patchs de Versatis agissent là où cela fait mal !
Plus de sensation de
plâtre ni de coups de poignards jusqu’à une certaine heure,
mon autonomie est
limitée dans le temps et par les conditions climatiques qui peuvent faire
diminuer mon temps précieux de façon « dangereuse »
Avoir
l’amour de sa vie,
près de soi,
cela fait du bien,
un être qui ne vous juge pas
et qui vous accepte dans votre totalité.
Cet
amour inconditionnel je l’ai trouvé auprès de mes animaux et surtout auprès de
mon labrador,
blanc si blanc qu’il est immaculé et son pelage est d’une douceur
inouïe qu’on a envie de le serrer dans ses bras pour toujours.
On fait des
« concessions » l’un pour l’autre j’écris avec l’ordinateur dans mon
fauteuil et comme il a envie de rester près de moi je lui ai installée une
chaise du même niveau que le fauteuil ;
figurez-vous qu’il me tient chaud
et qu’il ronfle comme un jeune chiot.
Ça doit être cela l’amour s’aimer au-delà
des différences et tout faire pour rester ensemble,
et avoir hâte surtout de se
retrouver après une séparation.
Connaître cela avec quelqu’un serait
merveilleux,
bien évidemment que je ne le considérerais pas comme mon chien,
mon inférieur,
bien sûr que non,
les rapports de force c’est nul.
« Moi
je, suis le puissant, toi tu es le faible »
les « moi je »,
cette marque lassante d’égoïsme brandie de façon inlassable…
Que l’on a envie
de dire de façon vulgaire et française comme un couperet vengeresse :
« ta gueule ! »
Sec, froid et sans appel !
Comme un gifle
morale qui tomberait à point nommée !
Le
cocooning du dimanche :
« qu’est ce qu’on fait ce week-end » je
ne sais même pas si j’en ai envie,
non je sais juste que je veux que les
douleurs s’arrêtent enfin et tout oublier,
faire tout comme cela ne serait
jamais arrivé.
Plus facile à dire qu’à faire.
Ceci dit, ne plus avoir de
douleurs,
dissiper toute la fatigue cumulée et accumulée,
stockée comme des
grosses pierres cela paraît inéluctablement comme LA condition sine qua none
pour aller mieux.
Je ne vois pas comment faire autrement ?
03.04.13
Aujourd’hui j’étais en mode pensées
positives,
je voulais me tourner vers la faculté de Pharmacie de N.
après
quasiment sept années de cerveau mis sur le bouton « off » en Chimie.
J’ai été regardé le programme et le
concours d’entrée,
je dois admettre que mon ambition et mon rêve sont bien plus
perchés que la réalité de mes possibilités intellectuelles pour reprendre du
service.
Je dois être vraiment atteinte pour penser
des trucs comme ça,
effectivement le programme est vraiment plus
qu’intéressant, mais là c’est au dessus de tout…
Je ne sais même pas si je peux en finir
avec ces douleurs et la fatigue cumulée occasionnée …
C’est nager en
plein délire de rêver comme cela mais c’est doux de rêver que tout est
possible, juste parce qu’on a envie
04.04.13
Deux esprits dans un corps.
Je me suis
dédoublée en deux faces d’une pièce qui oscille sans cesse sur elle-même.
Le bien.
Le mal.
Je porterai le monde à
bouts de bras … je me laisserai engouffrer par le vide froid et malheureux…
Si on pouvait choisir sa vie on la
choisirait belle claire lumineuse comme si le bonheur était une maison
témoin !
Peut-on toujours choisir de ne pas détester
sa vie ?
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